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Guide pratique Mis à jour : août 2026 Lecture : 13 min

Simuler l'impact de mes congés sur mon salaire en 2026

« Concrètement, je vais toucher combien pendant mon congé ? » Chaque congé a son propre taux de remplacement, son propre plafond et son propre calendrier de versement. Voici la méthode complète pour tout chiffrer avant de partir, mois par mois, sans mauvaise surprise sur le compte en banque.

En résumé

Simuler l'impact de vos congés sur votre salaire tient en une règle et un plafond. La règle : pendant le congé maternité ou paternité, l'indemnité journalière représente environ 78 % de votre salaire brut, soit à peu près votre salaire net habituel. Le plafond : elle est bloquée à 104,02 € par jour, soit 3 121 € pour un mois de 30 jours. En dessous de 4 005 € de brut mensuel, votre revenu est donc à peu près maintenu ; au-dessus, la perte est mécanique. Le congé de naissance (70 % puis 60 % du net) et la PreParE (459,69 € par mois) creusent ensuite l'écart, quel que soit votre salaire. Sur nos trois profils, le manque à gagner total va de 414 € à 9 011 €.

La question revient toujours au même moment : quelques semaines avant le départ, quand il faut décider si on prend un mois de plus, deux mois, ou si on enchaîne sur un congé parental. Et là, impossible de répondre sans chiffrer, parce que les quatre dispositifs qui se succèdent (congé maternité, congé paternité, nouveau congé de naissance, PreParE) n'ont ni le même payeur, ni le même taux, ni le même plafond, ni le même rythme de versement.

Bonne nouvelle : le calcul est entièrement faisable à la main, avec votre dernier bulletin de salaire et dix minutes. Voici la méthode, les formules, les trois simulations complètes qui servent de repères, et les six pièges qui faussent la plupart des estimations.

Étape 0 : chaque congé a son propre taux de remplacement

Avant tout calcul, il faut savoir à quel dispositif on a affaire. C'est la principale source de confusion : les parents raisonnent en « congé » alors qu'ils vont traverser trois ou quatre régimes d'indemnisation différents en moins d'un an.

DispositifQui paieCe que vous touchezPlafond 2026
Congé maternité (16 semaines et plus)Sécurité sociale (CPAM)Indemnités journalières ≈ 78 % du brut104,02 € / jour
3 jours de congé de naissanceEmployeur100 % du salaireAucun
Congé paternité (25 jours, 32 si multiple)Sécurité sociale (CPAM)Indemnités journalières ≈ 78 % du brut104,02 € / jour
Congé supplémentaire de naissance (1 à 2 mois)Sécurité sociale70 % du net le 1er mois, puis 60 %72,81 € puis 62,41 € / jour
PreParE (congé parental indemnisé)CAFForfait de 459,69 € par moisForfait, sans lien avec le salaire
Congé parental d'éducation non indemniséPersonne0 €Aucun revenu de remplacement

Taux de remplacement des congés liés à la naissance, barème 2026. Sources : ameli.fr, service-public.gouv.fr, code.travail.gouv.fr.

Trois enseignements immédiats. D'abord, la nature de la baisse change en cours de route : les premières semaines sont presque neutres, la chute arrive plus tard. Ensuite, seuls les deux premiers dispositifs sont proportionnels à votre salaire jusqu'au plafond : la PreParE, elle, verse le même montant à une caissière et à un directeur financier. Enfin, un maintien de salaire conventionnel peut annuler complètement la perte sur le congé maternité ou paternité : c'est la première chose à vérifier.

La méthode en 5 étapes pour une simulation fiable

  • 1. Partez de votre net avant impôt, pas de votre net à payerLe montant qui vous sert de référence est votre salaire net avant prélèvement à la source, primes récurrentes incluses. C'est lui que les taux de 70 % et 60 % viendront réduire, et lui que les indemnités journalières doivent reproduire.
  • 2. Repérez de quel côté du plafond vous êtesLe plafond mensuel de la Sécurité sociale est de 4 005 € en 2026. En dessous, les indemnités suivent votre salaire ; au-dessus, elles sont bloquées et la perte devient mécanique. C'est le seul seuil qui compte vraiment.
  • 3. Posez votre calendrier réel, en jours calendairesDate de terme, semaines prénatales et postnatales, jours de paternité, mois de congé de naissance, puis éventuellement PreParE. Les indemnités se comptent en jours calendaires, week-ends et jours fériés compris.
  • 4. Convertissez chaque segment en eurosIndemnité journalière multipliée par le nombre de jours pour la maternité et la paternité ; pourcentage du net pour le congé de naissance ; forfait pour la PreParE. Un mois de 31 jours rapporte plus qu'un mois de 28.
  • 5. Comparez mois par mois, jamais en total annuelUn manque à gagner de 8 000 € sur l'année ne dit rien de votre capacité à payer le loyer en mars. Alignez chaque mois de congé face à votre budget mensuel : c'est là que le trou de trésorerie apparaît.

Le calcul des indemnités journalières, formule à l'appui

C'est le cœur de la simulation, et la formule officielle tient en trois lignes. La CPAM procède ainsi pour le congé maternité comme pour le congé paternité :

  1. Elle additionne vos 3 derniers salaires bruts, chacun retenu dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale (4 005 € en 2026).
  2. Elle divise ce total par 91,25 pour obtenir votre salaire journalier de base.
  3. Elle applique une déduction forfaitaire de 21 % au titre des cotisations et contributions sociales salariales.

Au plafond, cela donne un salaire journalier de base de 131,67 € et une indemnité journalière maximale de 104,02 €. Ce plafond n'a pas bougé de logique depuis des années, seul son montant est revalorisé.

Le raccourci à retenir : la règle des 78 %

Enchaînez les trois opérations et tout se simplifie : votre indemnité journalière représente environ 2,60 % de votre salaire brut mensuel, donc environ 78 % de ce brut sur un mois de 30 jours. Or un salaire net avant impôt représente lui aussi environ 78 % du brut pour un non-cadre. C'est pour cela que, sous le plafond, le congé maternité est financièrement presque indolore : les indemnités reproduisent votre net, à quelques euros près.

Le tableau ci-dessous met cette règle à l'épreuve sur six niveaux de salaire.

Salaire brut mensuelIndemnité journalièreÉquivalent sur 30 joursNet habituel estiméÉcart mensuel
1 900 €49,35 €1 480 €1 482 €− 2 €
2 500 €64,93 €1 948 €1 950 €− 2 €
3 200 €83,11 €2 493 €2 496 €− 3 €
4 005 € (plafond)104,02 €3 121 €3 124 €− 3 €
5 000 €104,02 €3 121 €3 900 €− 779 €
6 500 €104,02 €3 121 €5 070 €− 1 949 €

Hypothèse : net avant impôt estimé à 78 % du brut. Indemnités calculées avec la formule officielle (3 derniers bruts plafonnés à 4 005 €, divisés par 91,25, moins 21 %). Estimations indicatives : votre montant exact dépend de l'attestation de salaire transmise par votre employeur.

La lecture est sans ambiguïté. Jusqu'au plafond, l'écart mensuel est de l'ordre de quelques euros : le congé maternité ne coûte presque rien en salaire. À partir de 4 005 € de brut, chaque euro supplémentaire est intégralement perdu, et la perte grimpe vite : 779 € par mois à 5 000 € de brut, 1 949 € par mois à 6 500 €.

Vérifiez votre convention collective avant tout calcul

Beaucoup de conventions collectives et d'accords d'entreprise (banque, assurance, métallurgie, Syntec, pharmacie…) prévoient un maintien de salaire pendant le congé maternité, parfois paternité : la Sécu verse les indemnités, l'employeur complète jusqu'au net habituel. Si vous êtes au-dessus du plafond, ce complément vaut plusieurs milliers d'euros sur l'ensemble du congé, et il change entièrement le résultat de votre simulation. Attention aux deux conditions habituelles : une ancienneté minimale (souvent un an) et le fait que le complément soit calculé après déduction des indemnités journalières. Ce sont des aides que beaucoup de parents oublient de réclamer : posez la question à votre service RH par écrit.

Trois simulations complètes

Voici la même méthode appliquée à trois situations types. Chaque parent prend son congé maternité complet de 16 semaines, puis enchaîne sur le nouveau congé de naissance. Les montants sont calculés avec les formules ci-dessus.

ProfilNet habituelÉcart sur le congé maternitéÉcart sur le congé de naissanceManque à gagner total
Léa, Employée, 2 100 € brut, aucun maintien conventionnel1 638 €+ 77 €− 491 € (1 mois)− 414 €
Sarah, Technicienne, 3 400 € brut, maintien intégral prévu par sa convention2 652 €Aucune perte− 1 856 € (2 mois)− 1 856 €
Camille, Cadre, 5 800 € brut, aucun maintien conventionnel4 350 €− 4 367 €− 4 643 € (2 mois)− 9 011 €

Simulations indicatives, barème 2026. Congé maternité de 16 semaines (112 jours indemnisés), congé de naissance à 70 % puis 60 % du net. Hors primes, hors avantages en nature, hors effet du prélèvement à la source.

Le même parcours, la même durée d'absence, et un écart de 1 à 19 entre le premier et le dernier profil. Trois mécanismes expliquent l'essentiel.

Léa gagne quelques euros pendant son congé maternité (+ 77 €). Ce n'est pas une erreur de calcul : les indemnités sont versées tous les jours calendaires, y compris les week-ends et les jours fériés, et la règle des 78 % joue légèrement en sa faveur sur les mois longs. Sa perte se limite au mois de congé de naissance qu'elle a posé, soit 491 €.

Sarah ne perd rien du tout sur son congé maternité, grâce au maintien intégral prévu par sa convention. Toute sa perte (1 856 €) vient des deux mois de congé de naissance, que le maintien conventionnel ne couvre pas.

Camille perd 9 011 €, soit plus de deux mois de salaire net. Son salaire dépasse largement le plafond, elle n'a aucun maintien conventionnel, et elle cumule les deux dispositifs les moins favorables à son niveau de rémunération.

La vue par phase : ce que Camille voit sur son compte

C'est le tableau qu'il faut savoir construire pour soi, parce que c'est celui qui parle au budget.

PhaseDuréeRevenu mensuelÉcart par mois
Salaire habituel (référence)sans objet4 350 €aucun
Congé maternité (indemnités journalières)16 semaines (3,7 mois)3 121 €− 1 229 €
Congé de naissance, 1er mois (70 %)1 mois2 184 €− 2 166 €
Congé de naissance, 2e mois (60 %)1 mois1 872 €− 2 478 €
PreParE (si prolongation, cessation totale)par mois459,69 €− 3 890 €

Profil Camille : 5 800 € brut, 4 350 € net, aucun maintien conventionnel. La ligne PreParE est une option de prolongation, pas une étape automatique.

La dernière ligne mérite un arrêt. La PreParE est un forfait de 459,69 € par mois, totalement déconnecté du salaire : pour Camille, prolonger son congé au-delà du congé de naissance coûte 3 890 € par mois. Pour Léa, le même mois de PreParE coûte 1 178 €. C'est la raison pour laquelle la question « je prolonge ou je reprends ? » ne se pose pas du tout dans les mêmes termes selon le salaire : nous l'avons chiffrée en détail dans PreParE ou retour au travail.

Ce qui vient en face : les aides CAF de l'année de naissance

Le manque à gagner brut ne raconte que la moitié de l'histoire. Sur la même période, votre foyer perçoit la prime de naissance (1 093,11 €, sous conditions de ressources), puis l'allocation de base de la PAJE (jusqu'à 198,16 € par mois), et éventuellement le complément de mode de garde au moment de la reprise. Ces prestations ne sont pas imposables et ne dépendent pas de votre activité. Pour Léa, elles couvrent largement la perte ; pour Camille, elles n'en amortissent qu'une fraction. Chiffrez les vôtres avec notre simulateur avant de conclure sur votre budget réel.

Et pour le second parent ?

Le calcul est le même, sur une durée plus courte, avec une subtilité : les 28 jours du congé paternité sont en réalité deux dispositifs empilés, payés par deux acteurs différents. Voici ce que cela donne pour un parent à 4 000 € brut, soit 3 120 € net.

SegmentDuréeCe qui est verséMontant estimé
Congé de naissance (employeur)3 jours ouvrables100 % du salaire308 €
Congé de paternité (CPAM)25 jours calendairesIndemnités journalières (103,89 € / jour)2 597 €
Total sur 28 jours28 joursÀ comparer au salaire de la même période2 905 € contre 2 872 € de salaire habituel
Congé de naissance, 1er mois1 mois70 % du net2 184 €
Congé de naissance, 2e mois1 mois60 % du net1 872 €

Second parent à 4 000 € brut (3 120 € net estimé), naissance simple. Le détail du découpage des 28 jours est expliqué dans notre guide dédié.

Sous le plafond, les 28 jours sont donc quasi neutres : la perte réelle du second parent se joue entièrement sur le congé de naissance, où elle atteint 2 184 € pour deux mois. Le détail du calendrier et des règles de fractionnement est dans notre guide du congé paternité 2026.

Les 6 pièges qui faussent une simulation

1. Raisonner en brut alors que le versement est « net de social »

L'indemnité journalière est calculée sur votre brut mais versée après la déduction forfaitaire de 21 %. Le montant qui arrive sur le compte se compare donc à votre net, jamais à votre brut. Comparer une indemnité à un salaire brut fait apparaître une perte de 22 % qui n'existe pas.

2. Oublier que les indemnités sont imposables

Les indemnités journalières de maternité et de paternité entrent dans votre revenu imposable, et la CPAM applique directement le prélèvement à la source, avec votre taux personnalisé si l'administration fiscale l'a transmis, avec un taux neutre sinon. Deux conséquences pratiques : le montant crédité peut être inférieur à votre estimation, et un taux neutre mal calibré ne se régularise qu'à la déclaration suivante. La déduction de 21 % couvre le social, pas l'impôt. Votre compte ameli affiche le montant imposable, le taux appliqué et la somme retenue : c'est là qu'il faut vérifier.

3. Ignorer le décalage de trésorerie

C'est le piège le plus douloureux, et il n'apparaît sur aucun tableau annuel. Si votre employeur pratique la subrogation, rien ne change : il continue de vous verser votre salaire à date habituelle et perçoit les indemnités à votre place. Sinon, la CPAM ne paie qu'après réception de l'attestation de salaire, puis tous les 14 jours en moyenne : le premier virement arrive souvent 3 à 4 semaines après le début du congé, et jamais à la date de votre ancienne paie. Le congé maternité n'a en revanche aucun délai de carence : les indemnités courent dès le premier jour, week-ends compris. Prévoyez l'équivalent d'un mois de charges fixes en réserve, et demandez à votre RH, par écrit, si la subrogation s'applique.

4. Compter le salaire, mais pas ce qui l'accompagne

Le salaire de base n'est qu'une partie de votre rémunération réelle. Pendant le congé, disparaissent en général : les primes variables liées à l'activité, les titres-restaurant, le remboursement de transport, les heures supplémentaires. Le 13e mois dépend de votre convention. Bonne nouvelle en revanche du côté de l'épargne salariale : pour la répartition de l'intéressement et de la participation, les périodes de congé maternité et paternité sont assimilées à du temps de présence, sur la base du salaire que vous auriez perçu.

5. Confondre mois calendaire et mois de congé

Les indemnités se comptent en jours calendaires. Un mois de 31 jours rapporte donc 3 224,63 € au plafond, contre 2 912,57 € pour février. Et les mois de départ et de reprise sont des mois mixtes : une partie de salaire, une partie d'indemnités, versées par deux payeurs différents, à deux dates différentes. Ces deux bulletins-là sont toujours déroutants ; ce n'est pas une erreur.

6. Négliger l'effet différé sur les aides CAF

Les prestations familiales (prime de naissance, allocation de base, PreParE) sont calculées sur vos revenus de l'année N-2. La baisse de revenus de votre année de congé ne se répercute donc pas tout de suite : elle peut augmenter vos droits deux ans plus tard. Symétriquement, l'année de votre retour à plein salaire, vos aides sont encore calculées sur une année de congé, un décalage à garder en tête pour votre budget de la troisième année.

Le plafond du congé de naissance est plus bas qu'on ne le croit

C'est l'erreur la plus répandue sur ce dispositif. Les 70 % et 60 % s'appliquent à votre salaire net retenu dans la limite du plafond de la Sécurité sociale, ce qui aboutit à un plafond exprimé en euros par jour : 72,81 € le premier mois et 62,41 € le second, soit au maximum 2 184 € et 1 872 € sur un mois de 30 jours. Beaucoup de contenus en ligne annoncent 70 % de 4 005 €, soit près de 2 800 € : c'est 619 € de trop par mois. Concrètement, le plafond mord dès que votre brut dépasse 4 005 €, exactement comme pour le congé maternité.

Deux points à connaître avant de bâtir un budget dessus : les travailleurs indépendants relèvent d'un forfait (43 € nets par jour le premier mois, 36,85 € le second, au-delà d'un revenu annuel moyen de 4 582 €), et l'indemnisation n'est pas cumulable avec la PreParE, les allocations chômage ou d'autres indemnités journalières. Le guide du nouveau congé de naissance détaille durées et démarches.

Les conditions d'accès qu'on découvre trop tard

Le congé supplémentaire de naissance n'est pas automatique. Il faut justifier de 6 mois d'affiliation à la Sécurité sociale à la date de début du congé, et avoir travaillé au moins 150 heures sur les 3 mois civils précédents (ou cotisé sur 1 015 fois le SMIC horaire sur 6 mois). Il ne peut démarrer qu'après épuisement du congé maternité, de paternité ou d'adoption, doit être pris dans les 9 mois suivant l'arrivée de l'enfant, et se fractionne au maximum en 2 périodes d'un mois. C'est un droit individuel et non transmissible : un parent ne peut pas céder ses mois à l'autre.

Pour les enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, la fenêtre de 9 mois court à partir du 1er juillet 2026 : le congé doit donc débuter au plus tard le 31 mars 2027.

Ce que votre congé ne vous fait pas perdre

Une simulation honnête doit aussi lister ce qui reste intact, et c'est plus large qu'on ne le croit :

  • Vos congés payés continuent de s'acquérir pendant le congé maternité et le congé paternité, assimilés à du temps de travail effectif. Ils s'ajoutent donc à votre solde et peuvent prolonger votre absence.
  • Votre ancienneté continue de courir, et votre contrat est simplement suspendu, avec une protection légale renforcée contre le licenciement.
  • Vos droits à la retraite sont préservés : les périodes de congé maternité indemnisées sont prises en compte pour la validation des trimestres. Pendant la PreParE, l'assurance vieillesse des parents au foyer peut prendre le relais, sous conditions de ressources.
  • Votre mutuelle d'entreprise reste active pendant la suspension du contrat, et beaucoup de contrats prévoient une prime de naissance dont personne ne parle : les détails sont dans notre guide sur les aides employeur et mutuelle.

La checklist trésorerie avant le départ

Une fois votre simulation faite, sept actions suffisent à sécuriser les mois qui viennent :

  1. Demandez par écrit à votre RH si votre convention prévoit un maintien de salaire, sous quelles conditions d'ancienneté, et si la subrogation s'applique. Ces deux réponses valent plus que n'importe quel simulateur.
  2. Respectez les délais de prévenance. Pour le congé supplémentaire de naissance, comptez 1 mois avant la date souhaitée, ramené à 15 jours si vous l'enchaînez immédiatement après le congé de paternité et qu'il débute dans le mois suivant la naissance.
  3. Vérifiez que l'attestation de salaire a bien été transmise à la CPAM au début du congé, puis contrôlez l'ouverture de vos droits sur votre compte ameli sous deux semaines.
  4. Provisionnez un mois de charges fixes pour absorber le décalage du premier versement.
  5. Décalez les gros achats et les échéances annuelles (assurances, impôts locaux, abonnements annuels) hors de la période de congé la moins bien indemnisée, en général les mois de congé de naissance.
  6. Déclenchez vos aides au bon moment : la déclaration de grossesse conditionne l'ouverture des droits CAF et CPAM. Notre checklist des démarches reprend l'ordre exact et les délais.
  7. Refaites la simulation à deux, en comparant les deux parents. Quand un seul dépasse le plafond de la Sécurité sociale, il est souvent plus rationnel que ce soit l'autre qui prenne les mois de congé de naissance : à durée d'absence identique, le manque à gagner du foyer peut baisser de plusieurs milliers d'euros.

Vérifier vos montants d'indemnités journalières

Les règles de calcul, les conditions d'ouverture de droits et le calendrier de versement des indemnités journalières de maternité et de paternité sont détaillés sur le site de l'Assurance Maladie. Votre compte ameli affiche également le décompte réel de vos paiements.

Consulter ameli.fr

Les sources officielles à jour

Pour vérifier les montants applicables à votre situation exacte :

Les montants et estimations de cet article sont indicatifs et calculés sur le barème 2026. Votre indemnisation réelle dépendra de l'attestation de salaire transmise par votre employeur, de votre convention collective et du calcul effectif de votre CPAM.

Foire Aux Questions (FAQ)

Combien vais-je perdre pendant mon congé maternité ?

Si votre salaire brut mensuel est inférieur au plafond de la Sécurité sociale (4 005 € en 2026), les indemnités journalières reproduisent presque exactement votre salaire net : la perte est quasi nulle sur le salaire lui-même. Au-delà de ce plafond, l'indemnité est bloquée à 104,02 € par jour, soit environ 3 120 € par mois de 30 jours : chaque euro de salaire net au-dessus de ce montant est perdu, sauf si votre convention collective prévoit un maintien de salaire.

Comment calculer soi-même ses indemnités journalières de congé maternité ?

Additionnez vos 3 derniers salaires bruts, retenus chacun dans la limite de 4 005 €, divisez le total par 91,25, puis retirez 21 %. Vous obtenez votre indemnité journalière, versée tous les jours calendaires, week-ends compris. Raccourci utile : l'indemnité mensuelle représente environ 78 % de votre salaire brut, avec un maximum de 3 120 € pour un mois de 30 jours.

Le congé de naissance 2026 fait-il perdre beaucoup de salaire ?

Oui, c'est le congé le plus coûteux des dispositifs courts. Il est indemnisé à 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second, avec un plafond de 72,81 € par jour le premier mois et 62,41 € le second, soit au maximum 2 184 € et 1 872 € sur un mois de 30 jours. Pour un salaire net de 2 500 €, le manque à gagner est d'environ 750 € le premier mois et 1 000 € le second, soit 1 750 € pour deux mois de congé. Au-delà de 4 005 € de salaire brut, le plafond journalier s'applique et la perte augmente fortement.

Les indemnités journalières de congé maternité sont-elles imposables ?

Oui. Les indemnités journalières de maternité et de paternité sont soumises à l'impôt sur le revenu et intégrées à votre revenu imposable. La CPAM applique directement le prélèvement à la source, avec le taux transmis par l'administration fiscale ou, à défaut, un taux neutre. La déduction forfaitaire de 21 % appliquée au calcul correspond aux cotisations et contributions sociales, pas à l'impôt.

Quand la CPAM verse-t-elle les indemnités et faut-il prévoir une avance de trésorerie ?

Sans subrogation, la CPAM verse les indemnités tous les 14 jours environ, après réception de l'attestation de salaire de votre employeur : le premier virement arrive souvent 3 à 4 semaines après le début du congé. Prévoyez l'équivalent d'un mois de charges en trésorerie. Si votre employeur pratique la subrogation, il continue de vous verser votre salaire à date habituelle et perçoit les indemnités à votre place.

Mon congé fait-il baisser mes aides CAF ?

Pas immédiatement, et plutôt l'inverse à terme. La prime de naissance, l'allocation de base et la PreParE sont calculées sur vos revenus de l'année N-2 : la baisse de revenus liée à votre congé en 2026 ne se répercute qu'en 2028, où elle peut augmenter vos droits. La PreParE et les prestations familiales ne sont pas imposables et n'entrent pas dans votre revenu fiscal.

Chiffrez les aides qui compensent la baisse de revenus

Prime de naissance, allocation de base, PreParE, complément de mode de garde, crédit d'impôt : ces aides amortissent une partie du manque à gagner de l'année de naissance. Notre simulateur gratuit les chiffre toutes en 2 minutes.